« Les 1001 inventions qui ont changé le monde »

C’est le premier ouvrage dont j’ai choisi de donner mon avis, mes critiques, mes réflexions

Pour commencer, cet ouvrage a un véritable caractère encyclopédique: par la manière dont il est agencé (où chaque article vise une invention et ceci établi par ordre chronologique), par sa consistance également car il contient plus de 932 pages de lecture (du préface page 6 jusqu’au début du glossaire page 938). Par conséquent, le volume de l’ouvrage y va de pair. Les pages semblent être de qualité mais la taille de police peut rendre la lecture difficile, notamment si la lampe utilisé fait contre-jour sur les pages réfléchissantes à la lumière de la lampe.

Ce livre a été écrit par 57 collaborateurs de tous bords confondus en y incluant Jérôme Bonaldi, auteur de son préface et sous la direction de Jack Challoner. Pour que vous en sachiez un peu plus sur le profil des différents collaborateurs, vous pouvez scruter la liste ci-dessous ou continuer la lecture de l’article plus loin.

Le profil des collaborateurs sont divers et variés. Nous avons:

  • Amanda Elsdon-Dew, historienne;
  • Andrew Chapman , écrivain dans de divers sujets, graphiste, éditeur;
  • Andrew Impey, docteur en sciences de l’université de Bristol et co-fondateur du journal Null Hypothesis dont le site à malheureusement l’air d’être devenu caduque;
  • Andrey Kobilnyk, indiqué comme « rédacteur en chef » du site firstscience.com qui semble ne pas avoir vraiment bougé depuis 2014 et journaliste;
  • Ann Kay, éditorialiste et écrivain qui « s’intéresse à l’origine des objets que nous utilisons dans la vie de tous les jours »;
  • Barney Grenfell ancien consultant scientifique à Londres et à Bristol au « Science Museum » et au centre scientifique;
  • B.James McCallum, biologiste, médecin et professeur de médecine dans un État du sud des États-Unis;
  • Chris Lochery, selon l’ouvrage, « à étudié la création littéraire à l’université de Leeds. Il travaille actuellement à Londres »;
  • Christopher Booroff, consultant principal dans une entreprise de conseil en innovation et transformation et a étudié à l’University College de Londres;
  • Clare Ashton travaillant « en tant qu’ingénieur pour une importante compagnie pétrolière » selon l’ouvrage;
  • David Hawksett, consultant scientifique en freelance, il est administrateur du site https://www.twingalaxies.com/ et a arbitré la plus grande partie LAN de jeu vidéo au monde. Également, il a travaillé pour le Guiness World Records (GWR) et la fameuse radio anglaise nommée BBC;
  • David Hutter, chroniqueur et écrivain vivant en Angleterre, diplômé en littérature;
  • Douglas Kitson, ancien étudiant en sciences physiques et mathématiques, il est actuellement éditeur dans une organisation médiatique indépendante;
  • Eric Schulman, docteur en astronomie et auteur d’ouvrages de vulgarisation de la science. Il est auteur des ouvrages suivants:
  • Elizabeth Horne, collaboratrice qui d’après l’ouvrage: « a étudié les sciences et s’intéresse tout particulièrement sur leur impact dans les développements technologiques dans la vie quotidienne »;
  • Faith Smith, zoologiste et journaliste;
  • D’après l’ouvrage: « Hannah Isom a étudié les sciences biomédicales à l’université de Manchester. Elle étudie actuellement le journalisme. »;
  • Hayley Birch, écrivaine et éditrice en freelance à Bristol spécialisée en biologie, chimie et environnement dont ses articles sont publiés dans The Guardian, Focus, New Scientist, Nature, Chemistry World, Mosaic, The Little Black Book of Science et The Daily Telegraph. Elle est aussi auteure de Big Question in Science;
  • Jack Challoner, physicien diplômé de l’Imperial College de Londres, écrivain en ouvrages scientifiques, à travaillé au Science Museum de Londres et fût enseignant en sciences et mathématiques. Il est auteur de plus de 40 ouvrages scientifiques. Vous avez une liste de ses ouvrages ici. Il a aussi une édition d’ouvrages expliquant la science intitulé Explaining Science Publishing. C’est sous sa direction que l’ouvrage que nous traitons dans cet article a été réalisé;
  • James Grant, diplômé et spécialisé dans la langue anglaise et la littérature, il est aussi engagé dans la critique d’art;
  • Jamie Middletown, journaliste en freelance, elle détient en Bachelor of Science concernant le domaine de la biochimie;
  • Janet Fricker, écrivain en sciences médicales, diplômée en physiologie dans une université de Oxford, elle est également auteur d’un ouvrage sur « L’hypnothérapie« ;
  • Jim Bell, intervenant public spécialisé dans la zoologie et la science, diplômé de la faculté du Leicester;
  • Josh Davies chercheur diplômé en géochimie et auteur de nombreux articles dans ce domaine ;
  • Katherine Ball évoquée comme « diplômée des sciences environnementales » et y travaillant dans le domaine. Il me semble avoir trouvé un site en son nom et en anglais ici: http://katherineball.com/ ;
  • Leila Sattary, physicienne poursuivant ses recherches à l’université de Oxford;
  • Lisa Hitchen, journaliste contributrice des journaux New Scientist, Nursing Times et British Medical Journal. Il me semble avoir vu ses dernières contributions dans ses journaux en 2007, date de la 1ère édition de l’ouvrage mise en exergue (« Les 1001 inventions ») ;
  • Logan Wright où nous disposons de peu d’information sur ce dernier mis à part le fait qu’il soit canadien et qu’il poursuit une formation en ingénierie. Je n’ai pas trouvé de lien de causalité avec les frères Wright, précurseurs de l’avion à moteur;
  • « Lucy Cave est un marin chevronné. Elle s’intéresse aux évolutions techniques dans ce domaine et a collaboré à la rédaction de plusieurs articles » selon l’ouvrage visé;
  • Margareth Fricker, enseignante et formatrice;
  • Matt Brown, auteur d’articles scientifiques et dirigeant le site web Nature Network au moment de la parution de l’ouvrage « Les 1001 inventions »;
  • Matt Gibson, informaticien depuis le plus jeune âge et journaliste à la radio anglaise BBC;
  • Michael Davis ayant fait des recherches sur l’origine de diverses inventions. Il fait parti des collaborateur dont je n’ai pu trouver aucune information;
  • Raychelle Burks, professeur agrégé de chimie à la St Edward’s University au Texas (US) à l’heure où j’écris cet article. Ayant étudié la science médico-légale, elle a également travaillé dans les laboratoires analysant les scènes de crime;
  • Rebecca Hernandez, spécialisée dans la biochimie et la biotechnologie (Seattle);
  • Richard Bond, écrivain d’essais scientifiques (parmi ceux-ci, la police scientifique), titré d’études en philosophie et en biologie.;
  • Simon Gray, designer ayant étudié la communication et les média dans une université de Sheffield;
  • Steve Robinson, considéré comme ayant étudié le journalisme à Oxford au moment de la 2é édition du présent ouvrage et publiant des revues scientifiques;
  • Stewart Bell, enseignant au Cambridge et sanctionné d’un diplôme en biologie;
  • Stephen Cave, spécialisé dans le design, la science et la technologie;
  • Stuart Smith, chercheur en médecine et biologie;
  • Tamsin Pickeral écrivaine historienne de l’art et passionnée d’animaux;
  • Terry Burrows, auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages. Son domaine de prédilection est la musique (editions-homme.fr, babelio, wikipedia) ses ouvrages concernent la guitare électrique tel que « Les 1001 guitares avec lesquelles vous rêvez de jouer » mais il a également publié dans de nombreux autres domaines tel que la technologie, le business. Vous pouvez trouver son site web ici. D’après cette source, sa formation post-universitaire comprend la musique, le business et la technologie. Il aurait également enseigné et participé à des conférences à la State University Of New-York (SUNY) ;

La majorité des collaborateurs semblent provenir des pays anglosaxons et parmi eux, essentiellement du Royaume-Uni (Londres, Bristol, Cambridge, Sheffield, Oxford, Leicester, Glasgow, Edimbourg, St Andrews, Lincolnshire) puis des États-Unis (Caroline du Sud, Maryland, Seattle, Californie), du Canada, de l’Australie et de l’Irlande.

La grande partie de ces collaborateurs sont des hommes de lettres (écrivains, journalistes, historiens, professeurs) qui ont abordé de très près de nombreux sujets scientifiques. Les experts en leur domaine respectif sont souvent qualifiés comme personnes diplômées. Le groupe des collaborateurs semble être composé de quelques amateurs et passionnés des sciences avant d’être des experts, ce qui pourrait m’inquiéter sur la qualité de certains articles de l’ouvrage.

Les domaines qui intéressent les collaborateurs semblent concerner essentiellement la science, la biologie et quelques unes de ses ramifications (biochimie, biomédical), la chimie, la physique, la technologie mais le profil de chacun semble très disparate.

C’est David Hughes, notre ancien professeur d’astronomie et diplômé de physique, qui a rédigé au moins 90 articles (un article par invention), soit près de 10% du contenu de l’ouvrage. Ensuite, nous avons Barry Stone, un créateur polyvalent de contenu et photographe qui a établi environ 47 articles. Le fameux David Hawksett (consultant scientifique, ayant travaillé pour le Guinness World Records et la BBC) à établi 43 articles, Janet Fricker (physiologiste et écrivant pour des magazines médicaux): environ 40 articles, Terry Burrows (musicien et auteur) : 33 articles, Barney Grenfell (consultant scientifique): 33 articles. Ces derniers ont fait près d’un tiers du contenu de l’ouvrage.

De ce fait, la participation des collaborateurs a été un peu inégale: ce sont la moitié des collaborateurs qui ont fait deux tiers de l’ouvrage. Ce sont malgré tout des données quantitatives mais qui permettent de relever de manière un peu plus précise l’esprit de l’ouvrage.

De ce fait, les collaborateurs les plus actifs n’ont pas de profil type; nous avons 2 experts scientifiques attitrés puis 2 consultants scientifiques venant du monde médiatique et journalistique, puis enfin 2 créateurs de contenus polyvalents dans leurs thématiques.

J’ai pu noter que cet ouvrage a été édité en 2008 (4é de couverture correspondant à l’image en bas à gauche) puis réédité en 2017 (4é de couverture correspondant à l’image en bas à droite). Suivant sa réédition, il semble que la 1ère de couverture n’a pas changé mais que quelques pages ont forcément été ajoutés car le livre que j’ai acheté notifie l’invention la plus tardive en 2017 et il semble évident qu’une invention ne peut pas avoir été découverte dans l’avenir avec certitude.

Cet ouvrage vante d’abord sa valeur par un préface rédigé par Jérôme Bonaldi, animateur reconnu pour sa spécialisation dans les sciences et les inventions. Je trouve cette démarche assez particulière car tout le reste du contenu n’inclut pas la participation de ce dernier bien que l’avis qu’il en donne soit très intéressant sur le sujet.

L’agencement des différentes inventions sont établis par articles et par ordre chronologique, cela peut laisser penser que l’évolution scientifique et technique des hommes était un phénomène constant (commençant à l’époque préhistorique), mais les auteurs des premières pages nous ont laissé le soin de nous avertir que cette constance ne relevait pas d’une mince affaire. On peut également remarquer que l’évolution technique et scientifique des différentes sociétés n’ont jamais vraiment été homogènes.

Les auteurs ont cependant choisi de concentrer la date des inventions par écrasante majorité à partir du XIXé siècle jusqu’en 2017, date de réédition de l’ouvrage (à peu près le trois quart du contenu).

Il peut être constaté après lecture que les auteurs ont choisi de donner un aspect totalement tangible et matériel de l’invention plutôt que relever des inventions purement intellectuelles, spirituelles. Certainement parce qu’il a déjà été publié un ouvrage intitulé « Les 1001 idées qui ont changé le monde » paru en 2010 et que nous verrons plus tard dans un autre article.

Le choix de relever ou non une invention en comparant leur importance à du émulsifier de rigoureux débats certainement sujettes à de nombreuses controverses que nous ne connaîtrons peut-être pas ici, car le réel nombre de créations de cette portée (celle d’avoir changé la société humaine) doit certainement se cantonner à un chiffre beaucoup plus grand que mille et une inventions.

Il serait alors fastidieux de se poser la question sur les critères qui peuvent déterminer l’influence des modes de vie, des êtres humains, des moeurs, etc. Le point de vue de l’efficacité d’une invention par rapport à notre place dans la société et nos croyances peut facilement être tronqué par un regard partial. Pour cette raison, le choix des inventions y est quelque peu imputable.

Cependant, nous pouvons nous entendre globalement sur le fait que l’invention ait une finalité d’amélioration des conditions de vies par la découverte, la créativité, la curiosité, l’habileté de l’individu qui crée. Cette ouvrage peut permettre de mieux comprendre l’ensemble des paramètres, des facteurs qui nous ont mené vers notre mode de vie actuel, vers le contexte scientifique et technologique du XIXé siècle.

Dans une réflexion plus approfondie et en comparaison du résumé annoncé au 4é de couverture :

La présentation des inventions est bien complète et semble couvrir bel et bien toute l’Histoire de l’Humanité avec un grand H. Les chercheurs et les scientifiques qui en sont les collaborateurs sont de véritables experts dans leur domaine.

Cependant, on peut reprocher sur certains passages un manque de pédagogie, un manque de vulgarisation des explications scientifiques qui peuvent facilement perdre le lecteur. Pour les individus lambdas qui n’ont pas beaucoup de connaissances dans les sciences de la chimie ou de la physique, cela peut s’avérer compliqué de comprendre les différents systèmes qui ont pu être élaborés dans le temps car les explications techniques s’avèrent assez poussées. Je serai dans la prétention si j’affirmai avoir tout compris sur l’explication des systèmes de chaque machine, chaque outil ou chaque découverte scientifique qu’expose ce livre bien que ce dernier nous en apprend beaucoup sur les circonstances de leur création.

On trouve également un aspect très intéressant sur la personnalité des individus précurseurs des plus grandes inventions. On réalise que le génie ne gratifie pas forcément et que la fortune qui en découle n’est pas non plus forcément attribué au plus méritant, tel est le reflet du caractère aléatoire, ambivalent, relatif de la réussite. On peut aussi imputer ce caractère par le fait que les découvertes de ces inventions sont souvent établies par hasard, par sérendipité.

On peut penser alors que le mérite revient aux plus observateurs et aux plus astucieux, où les inventeurs qui ont su se faire connaître à leur époque devaient avoir en plus de leur génie une capacité à séduire, à convaincre, une capacité d’homme d’affaire sachant tirer profit de leur travail. On peut remarquer que les plus connus ne sont pas forcément les meilleurs et que certains hommes d’affaires ont facilement acquis le profil de l’ingénieur qu’ils ne sont pas forcément.

À travers ces observations, les auteurs ont également voulu promouvoir le travail rigoureux et l’avancement laborieux ayant permis d’aboutir à ces évolutions bien qu’objectivement, le progrès technique et scientifique sur plusieurs dizaines de milliers d’années comme sur 2000 ans est tout à fait exponentiel.

On réalise aussi, notamment au cours du XIXé et XXé siècle que le train de vie des sociétés est à deux vitesses: Les laboratoires et les génies établissent des machines que l’on pourrait voir dans les films de science-fiction alors que leur démocratisation est quelque fois pas du tout à leur balbutiement.

On peut aussi observer que le profil des inventeurs se transforme au fil des siècles, nous passons du mécanicien, de l’horloger au scientifique d’aujourd’hui, tel que nous le connaissons, n’ayant pas forcément besoin d’être habile de ses mains mais un peu plus de sa tête.

Bien sur, nous n’avons pas clairement de génies attitrés avant le début de l’antiquité bien que l’on puisse imaginer que les connaissances et savoir-faire de cet époque ne sont pas tombés du ciel: Nous ne sommes certainement pas passé de l’individu comptant ses encoches sur un os à l’individu établissant des équations de second degré sur des tablettes d’argile en un clin d’oeil. Les premières inventions sont souvent attribuées à des civilisations à défaut d’être attribué à un ou quelques hommes précis.

Le premier génie se retrouve à l’Antiquité grecque, un mathématicien et ingénieur nommé Archimède. Il n’y a pas de profil type des inventeurs mais on peut estimer que le plus récurrent est celui du mathématicien puis de l’ingénieur au sens général, de l’astronome, du physicien, du chimiste, de l’horloger et du mécanicien. La finalité de l’invention est le plus souvent militaire ou utilisé à des fins militaires.

C’est un ouvrage que je conseillerai à des étudiants de chimie, à des chimistes, voire des physiciens car il inclut une dimension sociale et économique trop souvent séparé du monde des « sciences exactes ». À ces fameux érudits, détrompez-vous, beaucoup de systèmes exposés demandent une connaissance accrue pour disposer d’une pleine compréhension de leur fonctionnement. Cet ouvrage à aussi un caractère épistémologique, un caractère générale de la science. Sa spécificité et son originalité sont la corrélation entre la technique, la science, l’histoire, le commerce, la société…

Je pourrai reprocher l’absence de schémas explicatifs, même si certaines images sont très belles. Mais n’imaginez pas comprendre le fonctionnement d’internet ou des satellites en lisant ce livre sans puiser sa lecture dans d’autres ouvrages. En conclusion de cette lecture, nous pouvons remarquer que les inventions choisies ont changé le monde de façon évidente.

Cependant, la guerre, aussi destructrice et inhumaine qu’elle puisse être, n’oblige-t-elle pas l’individu à dépasser ses capacités physiques et intellectuelles? L’invention est alors certainement, pour le meilleur et pour le pire, la solution la plus pertinente jusqu’à ce qu’elle soit utilisé pour le bien commun.

Mais bien sûr que serions-nous sans la transmission des connaissances et du savoir-faire que sont l’héritage de plusieurs centaines de milliers d’années ?

Vous pouvez choisir d’acheter cet ouvrage à travers le lien en image que vous voyez ci-dessous avec un éventail de qualités et de prix:

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